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 La Tortue d'Hermann: une espèce en peril

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Max|mum
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MessageSujet: La Tortue d'Hermann: une espèce en peril   Dim 7 Sep - 8:52



On ne le répétera jamais assez : la tortue d’Hermann, dont la Corse constitue l’un des derniers refuges, doit être préservée. Pour cela, il faut avant tout la maintenir dans son environnement naturel et ne pas chercher à en faire un animal de compagnie

Touche pas à ma tortue ! La Tortue d'Hermann est une sauvageonne corse. Elle doit le rester. Elle doit aussi circuler sur son territoire comme bon lui semble. Les délocalisations arbitraires ou motivées par des bons sentiments lui sont insupportables. On observe l'animal mais on n'infère pas sur le cours de son existence libre et paisible.

Un déclin préoccupant

Tel est, en résumé, le message adressé au grand public par le Conservatoire d'espace naturel de Corse et le Parc naturel régional de Corse à travers un dépliant disponible, entre autres, dans les offices de tourisme insulaires et chez les acteurs du plan élaborée en faveur de la tortue d'Hermann. De cette manière, les défenseurs institutionnels du reptile comptent « sensibiliser le grand public et mobiliser les acteurs locaux en faveur de la protection de cette espèce très menacée ».

L'intention affichée est en accord avec un constat alarmant établi à l'échelon international. « La Tortue d'Hermann, présente depuis 1,8 million d'année sur le territoire, connaît un fort déclin, en particulier en France, en Italie et en Espagne », observe-t-on.

La tortue dont la survie est menacée a trouvé le salut dans une partie du Var et en Corse. « Ses derniers refuges en France se limitent à ces deux noyaux de population », notent les spécialistes. L'avenir n'est pas assuré pour autant. Jusqu'à présent, l'impact des différentes mesures destinées à améliorer le bien-être de l'animal a été insuffisant. « Elles n'ont pas permis d'enrayer le déclin », déplore-t-on. Très vite, elles se sont trouvées court-circuitées par un ensemble de facteurs, à l'image de « l'urbanisation, de l'aménagement du littoral méditerranéen, de la déprise agro-pastorale », énumère-t-on.

De nombreux interdits

Les tortues n'ont pas échappé non plus « aux incendies, à certains travaux forestiers, ou bien à la collecte illicite d'individus », complètent ses protecteurs. Le dernier point renvoie, en effet, à une législation stricte. « Il est interdit de vendre une tortue d'Hermann, de la donner, de lui porter atteinte », souligne-t-on. D'autres actions, anodines en apparence, sont proscrites. On ne prélève pas, on ne déplace pas une tortue, sous peine de faire de nombreuses victimes.

À ce stade, ce sont les promeneurs, les estivants et les amis des bêtes ignorants qui posent problème. « Ces animaux sont trop souvent considérés, à tort, comme des animaux domestiques.

En conséquence, des individus seront prélevés dans la nature et ramené dans des jardins individuels. De tels comportements, illégaux, sont l'une des causes les plus insidieuses de la disparition des tortues », expliquent les experts. Le préjudice s'exerce à plusieurs niveaux. Dans tous les cas, les équilibres sont rompus. « Il faut savoir que soustraire une tortue à son milieu d'origine va affaiblir les populations naturelles. La captivité, par ailleurs, entraînera l'apparition de maladies, de pollutions génétiques dangereuses, à la faveur de croisements entre individus locaux et exogènes, par exemple. Des malformations liées à de mauvaises conditions zootechniques sont susceptibles de faire leur apparition », développe-t-on.

L'espèce ne saura pas non plus affronter le retour vers la nature. Relâcher des individus élevés en captivité n'a rien d'un beau moment d'espoir. Au contraire. « Une telle démarche engendre des risques génétiques et sanitaires pour les populations sauvages ». À travers l'île, le sort des détenues est devenu un sujet de préoccupation majeur pour de nombreuses structures à l'image du centre A Cupulatta, du Village des tortues de Moltifao, du Conservatoire d'espaces naturels de Corse.

Un groupe de travail

La nécessité de « gérer des centaines d'appels de particuliers en situation irrégulière compte tenu de tortues d'Hermann captives dans leur jardin » a participé à la prise de conscience.

Dans la foulée « un groupe de travail s'est constitué afin de réfléchir et de trouver une solution pour ces groupes d'individus ». Le débat est mené par des représentants de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement -Dreal - de Corse, de l'office national de la chasse et de la faune sauvage, des services vétérinaires de Haute-Corse et de Corse-du-Sud, du Parc naturel régional de la Corse, de A Cupulatta, du Conservatoire d'espaces naturels.

Les participants prévoient de « définir une doctrine régionale répondant à la problématique des tortues captives ». En tout état de cause, la procédure débouchera sur des propositions qui devront être « ensuite validées par les instances locales ainsi que par le ministère de l'Ecologie et du Développement durable ». L'étape suivante correspondra à leur entrée en vigueur sur le terrain. Le dispositif viendra compléter le plan national d'actions en faveur de l'animal lancé en 2009 et piloté à l'échelon insulaire par la Dreal, l'office de l'environnement de la Corse avec le Conservatoire des espaces naturels.

En attendant, la détention de la tortue d'Hermann est assujettie à des arrêtés ministériels relatifs à la protection des amphibiens et des reptiles. Et on ne tergiverse pas avec la loi. Les infractions commises à l'égard de l'animal ont une contrepartie. Chacun doit assumer ses responsabilités. « La détention illégale, c'est-à-dire sans certificat CITES, sans autorisation d'élevage, ainsi que le commerce - sans certificat CITES - et le prélèvement dans la nature à l'occasion d'une balade par exemple, sont passibles d'une amende d'un montant maximum de 15 000 euros et d'une année d'emprisonnement », soulignent les défenseurs du reptile. Les contrevenants sont avertis.

Un «domaine vital» de deux hectares

300 000 ans de présence dans l'île. La Tortue d'Hermann a pris ses aises dans toute la Corse, même si quatre zones de « concentration, assorties d'enjeux de préservation forts » sont apparues : le bassin Ajaccien, le Sartenais/Valinco, Figari/Porto-Vecchio et la plaine orientale. « En dehors de ces endroits, la présence de l'espèce est souvent constatée mais avec des densités moins élevées », souligent les acteurs de terrain.

La tortue d'Hermann trouve d'elle-même le gîte et le couvert qui lui conviennent. Chacune s'approprie, en moyenne, un domaine vital de 2 hectares. Elle se tiendra à ce scénario foncier tout au long de son existence. « Elle est très fidèle à son habitat et y passera toute sa vie, soit 60 ans environ ».

Le reptile agrémentera son quotidien de quelques incursions au sein de vergers et de potagers. Ses horaires collent à celles de l'arrosage automatique. Elle se régalera volontiers de quelques fraises bien fraîches. « Ne la capturez pas pour la mettre dans un enclos, elle reviendra très certainement vous rendre régulièrement visite », insistent ses défenseurs.

Ce qu'il faut faire ou pas

- Laissez librement aller et venir les tortues qui passent dans votre jardin (sans mettre de clôtures étanches, ni d'enclos), respectez la réglementation et ne ramassez pas de tortues dans la nature.

- Si vous voyez une tortue sur la route : vous pouvez l'aider à traverser afin d'éviter son écrasement ; mais ne la relâchez pas à un autre endroit dans la nature en croyant bien faire, fidèle à son habitat elle fera tout pour y revenir.

- Ne relâchez pas dans la nature vos tortues d'Hermann captives ni vos autres tortues exotiques.

- Ne pas reproduire des tortues en captivité pour « sauver » l'espèce (séparer les mâles des femelles). Ces programmes de sauvegarde de population doivent être réalisés par des structures spécialisées avec des autorisations adéquates et un suivi scientifique.

- Ne pas les vendre ni les donner à un ami, un membre de sa famille en guise de cadeau.

- Si vous habitez une zone géographique de Corse où l'espèce est présente, il est conseillé, si ce n'est déjà fait, de laisser des passages aux tortues dans votre clôture ou votre muret (30 x 20 cm suffit, un tous les 20-30 mètres). Ainsi elle peut aller et venir à sa guise et vous profitez de sa présence de manière respectueuse et légale.

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