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 Serpents, méduses, oursins, tiques : mon guide de survie contre les piqûres et morsures

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Max|mum
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MessageSujet: Serpents, méduses, oursins, tiques : mon guide de survie contre les piqûres et morsures   Lun 28 Juil - 20:59

LE PLUS. Êtes-vous parés contre les piqûres de moustiques cet été ? Il vaudrait mieux, car ce ne sont pas les seuls que vous pourrez être amenés à affronter. Premier épisode de notre guide de survie pour l'été, avec un top 6 des piqûres et morsures à éviter, avec le médecin Gérald Kierzerk, auteur de "101 conseils pour ne pas atterrir aux urgences".



Vacances peuvent malheureusement rimer avec urgences. L’été apporte son lot de petits maux – pas très graves mais malvenus et handicapants si on ne sait comment réagir- et parfois de plus grosses urgences pour lesquelles une assistance médicale est nécessaire.

Parmi elles, les piqûres et morsures d’animaux. Comment les éviter, et surtout, les soigner ? Voici quelques précieux conseils pour prévenir et réagir en cas d’urgence.



1. Les serpents (vipère)

♦ Comment les éviter ?

En France, nous avons principalement affaire à des couleuvres (inoffensives) et des vipères, qui s’avèrent peu dangereuses finalement puisque les réactions allergiques graves ne concernent qu'une morsure sur cent.

Lorsque l’on part en randonnée, il faut s’équiper de chaussures fermées avec des chaussettes, ou porter des bottes, ainsi qu’un pantalon long. Il faut éviter les nu-pieds et les petits shorts, afin que les crocs de la vipère ne puissent pas atteindre la peau.

Quant au comportement à adopter, il faut faire attention à ne pas mettre sa main n’importe où, dans un buisson, un tas de feuilles, de paille, ou derrière un rocher, où les vipères peuvent facilement se cacher. Et si vous faites du jardinage, portez des gants.

♦ Quelle réaction avoir ?

La morsure de la vipère se caractérise par deux points espacés de quelques millimètres, c’est comme ça que vous la reconnaitrez. Elle comporte plusieurs stades de gravité :

1.Un œdème au niveau local
2.Des signes généraux : malaise, douleur abdominale, chute de tension

Lorsque l’on voit la plaie correspondant aux crocs, il faut appeler tout de suite les urgences en composant le 15.

En attendant les secours, il ne faut surtout pas inciser la peau, aspirer la plaie, ou faire un garrot : ça ne sert à rien et cela peut même aggraver. On enlève les bagues ou bracelets si la morsure est au membre supérieur et chaussures pour une morsure au membre inférieur.

Évitez également l’aspirine car cela fait saigner, or, une des conséquences du venin est de créer une possible hémorragie.

Il faut éviter de marcher, allonger le sujet – si on le fait redescendre, le rythme cardiaque s’accélère – et mettre le membre atteint en l’air afin de diminuer la diffusion du venin.

En attendant les secours, on peut éventuellement mettre de la glace autour de la plaie.

De manière générale, les serpents font peur, mais les morsures de vipères restent assez rares, contrairement aux piqûres d’hyménoptères, qui s’avèrent plus dangereuses, et ce d’autant plus qu’environ 1% de la population est allergique à leur venin.



2. Les hyménoptères (guêpe, abeille, frelon,…)

♦ Comment les éviter ?

Tout comme pour les vipères, il faut faire attention à ce qu’on manipule, ne pas mettre les mains par erreur dans un essaim d’abeilles caché et faire attention, si l’on boit quelque chose de sucré, à bien regarder son verre (ou la canette ouverte de soda) avant de le porter à sa bouche.

♦ Quelle réaction avoir ?

Si l’on se fait tout de même piquer, il faut s’inquiéter dans trois cas :

1. Si l’envenimation est massive (que l’on a mis la main dans un essaim, par exemple) ;

2. Si l’on s’est fait piquer dans un mauvais endroit (la bouche ou la gorge). Même si l’on n’est pas allergique, ça va gonfler et entraîner un risque d’asphyxie ;

3. Quand vous avez déjà eu une réaction allergique généralisée, que l’on nomme œdème de Quincke ou choc anaphylactique. Il faut à tout prix anticiper et ne pas attendre, auquel cas vous risquez de refaire une anaphylaxie parfois mortelle. Il existe, pour les personnes allergiques, des stylos auto-injecteurs d’adrénaline ; toujours les avoir sur soi, particulièrement lors des balades.

En attendant les secours, on ne bouge pas trop, on fait sucer de la glace si la piqûre est dans la gorge, et on s’injecte de l’adrénaline après avis du médecin régulateur du SAMU par exemple, et en fonction du délai des secours.

Si l’on a une simple piqûre d’abeille, que l’on n’est pas allergique, et que les signes ne sont que locaux, il faut tout d’abord enlever le dard avec précaution, en utilisant une pince à épiler (à avoir toujours sur soi !), et ne surtout pas écraser la poche à venin. On surélève ensuite la zone de la piqûre, que l’on désinfecte avec un antiseptique, si possible non coloré pour voir l’évolution de la zone rouge, et l’on met de la glace autour. À cela peut s’ajouter un traitement local ou antihistaminique, délivrés sans ordonnance en pharmacie.

Concernant les hyménoptères, mieux vaut s’inquiéter à tort que minimiser et attendre – principalement si vous ressentez une modification de la voix, signe d’un œdème des cordes vocales – car un choc anaphylactique peut survenir en quelques minutes.



3. Les méduses

♦ Comment les éviter ?

Évidemment, on ne touche pas une méduse, y compris quand elle est immobile sur la plage. En tant que cnidaire, elle est encore urticante. Il faut surtout faire attention à ne pas les confondre avec des sacs plastiques (il est toujours mieux de le signaler aux enfants) et vraiment respecter les alertes méduses.

♦ Quelle réaction avoir ?

Généralement, on est piqué sur les membres supérieurs ou inférieurs, ce qui entraîne une douleur vive, électrique, une brûlure très urticante et des rougeurs dans les 10 minutes qui suivent.

Certains types de méduses peuvent entraîner des cas sévères, avec un œdème et une douleur généralisée (maux de tête, vertiges…). Dans ce cas, il faut immédiatement appeler les secours.

La plupart du temps, les signes restent toutefois locaux.

Dans tous les cas, il ne faut surtout pas frotter : les tentacules restés sur la peau libèrent du contenu venimeux, il faut les retirer à la pince à épiler.

L’idéal est de rincer l’endroit atteint à l’eau de mer, et non à l’eau douce, au risque de faire éclater les micro-bulles de venin. Idéalement, mettez de l’eau chaude pour bien évacuer les tentacules et neutraliser la toxine thermolabile qui ne résiste donc pas à la chaleur.

Ensuite, il faut mettre du sable, puis, avec une carte bancaire ou autre, racler, ce qui va permettre d’enlever les petites tentacules.

Si la douleur persiste, préférez encore une fois le paracétamol à l’aspirine.



4. Les vives

♦ Comment les éviter ?

Les piqûres de vives sont assez fréquentes, elles représentent la majorité des envenimations en France métropolitaine. Ces poissons sont enfouis dans le sable, d’où la nécessité de porter des sandalettes pour les enfants.

Lorsqu’elles se sentent menacées, les vives dressent leurs épines dorsales et injectent dans le pied un venin très puissant. La douleur est assez violente, le pied va gonfler et peut être violacé.

♦ Quelle réaction avoir ?

Le premier réflexe à avoir après une piqûre est de sortir de l’eau et regagner la terre ferme, pour éviter tout risque de noyade. Le venin de la vive étant thermolabile, comme pour la méduse, il se neutralise avec une source de chaleur. Vous pouvez alors rapprocher un briquet ou une cigarette allumée de votre peau, mais attention à ne pas la toucher.

Il peut parfois y avoir des symptômes généraux, comme de l’angoisse ou des troubles respiratoires. Dans ce cas, il faut immédiatement appeler le 15.



5. Les oursins

♦ Comment les éviter ?

Les piqûres d’oursins sont encore plus fréquentes que celles des vives. Majoritairement non venimeuses, elles peuvent toutefois causer des plaies.
Comme pour les vives, il est mieux de porter des sandalettes et ne pas les toucher avec les doigts.

♦ Quelle réaction avoir ?

Si vous êtes piqué, il faut commencer par regarder si l’épine est restée sous votre peau. Si oui, il faut l’enlever, encore une fois, avec une pince à épiler, ou avec un ruban adhésif. Et à défaut, au bistouri avec une anesthésie locale. S’il n’y a pas d’épine, vous pouvez désinfecter simplement.

Il n’y a pas de venin dans les oursins, donc pas de réaction allergique, mais qui dit plaie, dit vérification de la vaccination anti-tétanique, car la plaie risquerait alors de s’infecter. Les rappels se font à 25, 45 et 65 ans, il faut vérifier que l’on est bien à jour avant tout départ en vacances.



6. Les tiques

♦ Comment les éviter ?

Les tiques se trouvent partout, à l'exception du pourtour méditerranéen et des régions montagneuses (au-delà de 1500 mètres).

Le risque est la transmission de la maladie de Lyme. En France, son incidence varie selon les régions mais il y aurait environ de 12.000 à 15.000 nouveaux cas par année.

Le premier réflexe est de porter des vêtements couvrants (chapeau, casquette, pantalon), notamment dans les prés et de préférence de couleur claire pour mieux repérer les tiques. Au retour de balade, il faut inspecter systématiquement derrière les oreilles, dans les cheveux et sur la peau où les tiques peuvent facilement se loger.

♦ Quelle réaction avoir ?

Si vous repérez une tique, n’essayez surtout pas de la tuer avec de l’éther ou du pétrole : cela provoque sa régurgitation et libère la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Le mieux est d’avoir un tire-tique, vendu en pharmacie, ou à défaut une pince à épiler. On ne tire pas sur la tique d’un coup violent, mais on la dévisse perpendiculairement à la peau, puis on désinfecte.

Si une rougeur se développe autour de la morsure dans le mois qui suit, mieux vaut consulter : c’est le signe d’un érythème migrant extensif, une des manifestations cutanées de la maladie de Lyme. De même, la consultation doit être systématique pour les femmes enceintes, les enfants de moins de huit ans, les personnes immunodéprimées, encore si la durée d’attachement de la tique est supérieure à 48-72 heures, ou de durée d'implantation inconnue mais que la tique est gorgée de sang au moment du retrait.

Il existe par ailleurs des agents répulsifs anti-tiques. Vous pouvez vous en procurer, mais tout comme pour les serpents, la meilleure prévention reste de porter des vêtements longs !

Et avant les vacances, faites le point avec votre médecin et pharmacien sur vos vaccins, vos traitements et confectionnez avec eux la trousse de secours de votre été.


Propos recueillis par Rozenn Le Carboulec.

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